Rester immobiles ? Sûrement pas !

Exaltant récit d’une assistante de compagnie sur le sens d’un week-end de Haute-Patrouille dans les conditions particulières de la haute montagne

Ce sens de l’engagement

Nicolas et Olivier ont pris l’engagement, devant des centaines de louveteaux, éclaireurs et routiers, de servir comme commissaires de district. Ils nous expliquent le sens de cette promesse renouvelée.

Un camp bilingue

Partir en Corse pour vivre un camp avec des guides allemandes ? C’est possible, voici le récit de la cheftaine de compagnie !

Le fabuleux camp du Gerfaut

Le chef de patrouille du Gerfaut nous raconte avec un luxe de détails la fabuleuse aventure de son camp d’été

Guides toujours… fidèles !

Me lancer un défi, c’est ça qu’il me fallait. Dès que j’ai entendu parler de la progression Semper Fidelis, je l’ai trouvée vraiment géniale mais je me disais que ce n’était pas pour moi… Pourtant la perspective d’être « toujours fidèle » était pour le moins attrayante, et, finalement, tous les encouragements et le désir de me dépasser ont eu raison de ma réticence.

J’avais voulu me lancer un défi mais ce n’est à un, ni deux que je faisais maintenant face, mais sept ! Car devenir guide Semper Fidelis (ou « raideuse », pour certains esprits légèrement taquino-moqueurs), implique aussi que sa patrouille devienne Altaïr ; ce qui signifie une activité missionnaire et un projet de patrouille se référant à un badge. Ajouter à cela les objectifs correspondants aux « cinq Sens » scouts : Santé, Spirituel, Concret, Service, Communication ; et vous obtiendrez la recette d’une année bien chargée ! Chargée d’aventure, de rencontres et de don de soi.

Et quoi de mieux qu’un camp avec quarante guides assoiffées d’aventure, pour démarrer en beauté ? C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées du 26 au 30 Décembre, « riant au Mistral de Provence », à Cotignac.

Après s’être bien creusé la tête, la patrouille a finalement tranché : cette année, elle enfilerait son costume de reporter ! C’est ainsi que le Lynx est parti à la pêche aux informations dans le but d’écrire un reportage sur le Scoutisme. Un reportage qui parle à tout le monde, qui fasse transparaître son essence même et donne à chacun le désir d’Être profondément Scout ou de le devenir.

C’est encore afin d’attiser la « flamme scoute » cachée en chacun, que nous avons ensuite entrepris l’organisation d’une activité missionnaire, ouverte aux jeunes filles en âge de devenir guides et souhaitant découvrir de l’intérieur ce que cela pouvait signifier. Au programme : initiation à l’Esprit Scout et grand jeu sur le thème de Narnia.

Dresscode : Sourire. « Pas le sourire ironique et moqueur, le sourire en coin de lèvres, qui juge et rapetisse. Mais le sourire large net, le sourire scout à fleur de rire. » (Guy de Larigaudie)

De mon côté, il a fallu que je fasse « quelques petites choses ». Pour commencer dans la communication, j’ai créé un journal de Compagnie virtuel, Le Grand Selve. Tiens, ça tombe à pic pour le projet d’année de la Patrouille ; on reste dans le thème.

Ensuite, j’ai entrepris l’organisation… (roulements de tambours)… d’un raid ! Ô joie qui m’envahit à cette succulente idée de partir sur les sentiers, guidée par le Christ et mes pas rythmées par nos voix chantant allégrement… « Nos » voix ? Ah oui, c’est vrai : tout d’abord, je devais dégoter deux guide SF avec qui marcher… Ou des guides de ta Compagnie feront très bien l’affaire… Bon, en fait, il faut trouver des guides d’Europes ; il y en a bien deux en France qui voudraient faire un raid ? Oui… quand même ! C’est ainsi que nous partîmes le jour de l’Ascension : trois guides chantants gaiement « Gaudeamus Hodie », pour trois jours de marche sur le Chemin de St Jacques de Compostelle gersois.

Restons dans le thème et considérons à présent le défi sportif : le championnat de France de rugby à 13, en UGSEL, pour lequel j’ai été sélectionnée avec mon équipe qui l’a remporté, par une chaude après-midi de mai. Ensuite, avec la fin d’année, quoi de mieux qu’une retraite de cinq jours à l’Abbaye de Boulaur pour se ressourcer spirituellement avant de partir en vacances, tout en essayant d’oublier, pour quelques temps du moins, le bac de français approchant. Et pour finir, j’ai été bénévole à la fête du catéchisme de mon ancien collège, l’Annonciation, pour aider à l’organisation du Grand jeu et encadrer les jeunes.

Et voilà, le camp va arriver, l’année se termine. La dernière, pour moi. Et au loin se dessine l’image pétillante du Feu qui m’attend.

Jeanne, CP du Lynx, IIème Grand Selve

Un stand scout au marché de L’Isle Jourdain

Raphaël Jean, CP du Gerfaut, 1ère Toulouse, raconte comment il a tenu un stand au marché de son village, L’Isle Jourdan

Les louveteaux en rallye : tout est dans la clé !

Le 10 juin toutes les meutes de la province Haut-Languedoc se sont retrouvées à Toulouse pour un rallye de province

un raid à vélo

Une patrouille se jette un défi de réaliser un raid à vélo avec une charrette conçue spécialement pour cela.

« Les jeunes, ça suit ? »

Les jeunes ? Scouts d’Europe aujourd’hui, envoyés au front il y a 100 ans, ils pourraient avoir en commun une admiration pour le Père Doncoeur. Un récit marqué d’histoire de ces Journées Nationales 2018 à Confrécourt.

Oseras-tu ?

Partir un beau matin, sac au dos, pour marcher seul et grandir. Insignifiant, déjà fait, original ou intrigant ?

Les grandes questions de la vie semblent résolues par tes choix d’études, de valeurs, de foi, alors pourquoi repartir se questionner et grappiller quelques ampoules ?

L’objectif semble être cerné : faire de son mieux, servir (la sainteté en gros). La direction semble être choisie. L’itinéraire tracé. Ecole, amis, étude, soirées, travail, famille, Eglise. Bref tout va bien. Ton quotidien est maîtrisé. Ton ordinaire file droit.

Alors oseras-tu repartir un beau matin, sac au dos pour marcher seul et te découvrir ? Oseras-tu découvrir qui tu caches au plus profond de toi ? Oseras-tu confronter ta volonté à tes seuls choix sans le regard des autres pour une fois ?

Tu seras seul. Oseras-tu rentrer dans cette solitude ?

Le rythme de tes pas cadencera l’ouverture de ton âme. Oseras-tu regarder ce qui en sortira ?

Si tu l’oses, sache que ce sera dur. Seul tu seras obligé de regarder ta vie et ce que tu en as fait. Seul tu seras obligé de décider ta route, ta vie et ce que tu en feras.

Seul tu pourras réaliser à quel point tu ne l’es pas ! Alors tu te tourneras vers Lui pour qu’Il t’aide, qu’Il t’accompagne. Seul, remets-Lui ta vie si bien choisie selon toi ! Oseras-tu lui demander d’y mettre le bazar ?

Oseras-tu remettre ta vie au Christ au terme de ta longue piste ?

Damien